publiée le 29 avril 2009 par Le bureau

Face au tollé général de la profession à la suite de la position adoptée par les stomatologistes et les chirurgiens maxillo-faciaux de contester devant le Conseil d’Etat la décision prise le 3 octobre 2008 par l’UNCAM de permettre aux chirurgiens-dentistes la cotation de 98 actes de chirurgie en actes médicaux, l’Académie nationale de chirurgie dentaire s’interroge et voudrait élever le débat au-delà des vieilles théories partisanes.

Combien de fois avons-nous entendu dire que le chirurgien-dentiste, n’étant pas médecin, ne peut pas se revendiquer de certains actes médicaux ? Mais alors, si la valeur d’un praticien est proportionnelle au volume et à la spécificité de ses connaissances, ce qui est somme toute logique, ne devrions-nous pas, nous qui recevons un enseignement de plus en plus long et perfectionné sur les techniques d’abord et de traitement du splanchnocrâne et de la cavité buccale, revendiquer de tous ceux qui fréquentent dans nos hôpitaux les mêmes plateaux techniques, la même formation ?

On verrait alors, comme dans un rêve, s’aplanir les discussions autour de l’internat qualifiant en chirurgie buccale, et, qui sait, émerger des solutions au devenir de la stomatologie.

Acceptons sagement le fait que, depuis sa maturité médicale, la chirurgie dentaire est une discipline complémentaire de la médecine et, oubliant nos egos réciproques, essayons de régler ensemble les vrais problèmes, ceux que dictent les intérêts de nos patients.

Dernière mise-à-jour: 13/02/2017