publiée le 27 mai 2009

L’Institut national de veille sanitaire (INVS) a été saisi, en juillet 2008, par le ministère de la Santé et des Sports, pour analyser le risque de transmission des virus dans les cabinets dentaires des établissements pénitentiaires (UCSA) à partir des porte-instruments rotatifs (turbine, contre-angle, pièce à main).

Son rapport établit que « d’autres enquêtes récentes suggérant par ailleurs que ces manquements n’étaient pas limités aux seules UCSA, l’évaluation de ce risque a aussi porté sur les cabinets dentaires de ville ».

Ce rapport, disponible sur le site de l’INVS, construit à partir de « modélisations mathématiques » par un groupe d’experts, fut porté à notre connaissance le 8 décembre 2008. Il fait apparaître l’existence du risque, certes faible, mais qu’il y a lieu de prendre en compte, d’autant plus que l’exercice professionnel s’adresse à des populations spécifiques.

Il recommande « le strict respect des précautions standard et des bonnes pratiques de stérilisation en odonto-stomatologie ».

Face à cette recommandation, et après analyse lors d’une réunion multipartite à la DGS, le 2 avril 2009, l’Académie nationale de chirurgie dentaire, si elle en approuve le bien fondé, rappelle aussi l’exigence médicale qui préside à toute attitude professionnelle lors de l’exercice de la chirurgie dentaire, ce que fait dans le cadre de ses prérogatives premières le Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes.

L’Académie nationale de chirurgie dentaire souhaite que ces travaux, que dicte un grave problème de santé publique, servent de vecteur à une recherche en partenariat avec les industriels sur les traitements applicables aux matériels dynamiques dans leur ensemble.

L’Académie est convaincue que les efforts de la DGS pour sensibiliser les industriels en ce sens sont indispensables et porteurs d’espérance pour tendre vers l’excellence.

Dernière mise-à-jour: 13/02/2017