Les surtraitements en odontologie

07 juillet 2026 – Commission de Législation

Le dossier « Les surtraitements en odontologie » proposé par la Commission de Législation analyse les causes, les conséquences et les moyens de prévention des traitements dentaires excessifs. Le surtraitement est défini comme la réalisation d'examens ou d'actes thérapeutiques non justifiés médicalement, inutiles ou potentiellement nuisibles pour le patient. Il peut concerner tous les domaines de l'odontologie, des soins conservateurs à l'implantologie, en passant par l'endodontie, l'orthodontie et la dentisterie esthétique.

La Commission identifie quatre causes principales : une insuffisance de connaissances ou de formation du praticien, l'absence de consensus scientifique dans certaines situations cliniques, les demandes esthétiques inadaptées des patients favorisant une dérive mercantile, et l'influence croissante des réseaux sociaux qui modifient les attentes esthétiques. Pour prévenir ces dérives, les auteurs proposent d'adopter un gradient thérapeutique, privilégiant systématiquement les solutions les plus conservatrices avant d'envisager des traitements plus invasifs. La préservation tissulaire est présentée comme le principe fondamental de la dentisterie moderne. La Commission recommande également une formation continue exigeante, une anamnèse rigoureuse, un diagnostic précis, une meilleure information du patient, un consentement renforcé fondé sur un véritable projet thérapeutique partagé, ainsi qu'une orientation vers un confrère plus compétent lorsque cela est nécessaire. Enfin, la réussite d'un traitement ne peut plus être appréciée uniquement sur son résultat esthétique, mais doit avant tout respecter les impératifs biologiques, fonctionnels et déontologiques. Le principe de préservation maximale des tissus, associé au « primum non nocere », constitue désormais la référence essentielle pour éviter les surtraitements et garantir des soins conformes à l'intérêt du patient.

Documents

Dossier Surtraitement.pdf